Point de rupture

Intro
Me donne pas une chance de tout gâcher
Me donne pas une chance de tout gâcher

C’est jamais l’bon moment pour en parler
Mais si j’le fais pas maintenant, y aura p’t-être même pas d’après
Notre couple est en train d’sombrer, j’sais même pas si t’as r’marqué
Ou si t’as baissé les bras, si t’as juste abandonné
Notre amour était pur, était parfait
Depuis quand est-ce qu’on est incapables de s’en parler ?
La routine nous a eus, le stress nous a achevés
J’ai jamais su rompre
J’ai toujours laissé les relations pourrir
Tuer l’amour, le voir mourir, j’crois qu’mon paradis s’effondre
Est-ce qu’on a épuisé tous les sujets d’discussion ?
Perdu toute imagination ? Est-ce qu’on était juste une illusion ?
De-De-Depuis quand t’as c’truc dans les yeux qui m’fait m’sentir comme une merde ?
Depuis quand tout c’que j’dis est si nul que tu dois dire le contraire ?
Tu dis ça pour m’énerver mais tu t’énerves quand j’m’énerve (‘nerve, ‘nerve)
C’est d’ma faute, j’sais pas, tu m’esquives quand j’veux parler des problèmes
Rends-moi celle que j’aime, rends-moi celle qui sait
Celle qui sourit, celle qui m’soutient, celle qui m’aide
Rends-moi celle que j’aime, l’intelligence même
Celle avec du recul, rends-moi celle que j’aime (j’aime, j’aime, j’aime)
Reprends celle qui tend des pièges
Reprends l’alcoolique avec les cernes, rends ma femme, reprends sa mère
Reprends la réalité, rends-moi mes rêves
Reprends celle qui passe pas une seule soirée sans qu’elle s’plaigne
Celle qui souffle, celle qui boude, celle qui lève les yeux vers le ciel
Reprends la meuf hautaine, rends-moi ma femme, rends-moi ma reine
Rends la paix, reprends la guerre, rends l’avenir, rends-moi mes rêves
Reprends les vieilles rancœurs qui trainent, reprends la fille que j’exaspère
Qui passe pas une seule soirée sans qu’elle s’plaigne, la meuf hautaine
Prends la meuf qui souffle, qui boude, qui lève les yeux vers le ciel
Prends la nuit, rends la lumière avant qu’la flamme s’éteigne (‘teigne, ‘teigne, ‘teigne)
La seule étincelle, c’est la phrase qui vient gâcher l’week-end
Est-ce qu’on s’supporte plus qu’on s’aime ? C’est pour ça qu’tu bois toute la semaine ?
Soit j’rentre tard, soit j’fais semblant d’dormir pour pas qu’tu m’fasses une scène (scène, scène, scène)
On s’embrouille pour de la merde, j’te dis d’éteindre c’putain d’réveil
Tu m’fous la haine, j’te fous la haine, on est les fantômes de nous-mêmes
On s’croise à peine, on s’touche plus, on est parallèles
Est-ce qu’on veut juste plus jamais ken ? C’est quoi l’amour sans jamais l’faire ?
Est-ce qu’on s’laisse baiser par le stress, baiser par la fatigue et la flemme ?
Qu’t’aies plus jamais l’intention d’être belle et j’fais plus d’effort pour te plaire ?
Depuis quand c’est plus la peine d’se dire « je t’aime » ?
Dis-moi c’qu’il faudrait que j’comprenne, parle-moi, j’suis pas dans ta tête, putain
J’ai jamais envisagé qu’on s’quitte
Mais j’envisage encore moins une putain d’guerre froide toute ma vie
J’te jure, regarde l’avenir, regarde le mur
J’veux juste savoir si on a moins d’passé que d’futur
J’veux juste faire le point
Voir si on a atteint l’point d’rupture

Outro
Chérie, chérie, chérie, dis-moi c’qu’on est devenus
Rien n’a changé à part quelques années de plus
Ça va pas bien s’passer, du moins, pas comme prévu
Tant qu’on s’en parle encore, on pourra jamais l’faire, j’te jure
Nous contre le monde
Ça sera nous contre le monde